Munshy

Hard'n' Heavy, le Avril 2003
“"Munshy nous épate"”

Pour une surprise, en voilà une bonne. Quelques mois avant l’écriture de cette chronique, le nom de Munshy avait traversé nos conduits auditifs à maintes reprises. Cédant au buzz et à la curiosité, nous nous sommes penchés sur cette première production de ce groupe francilien, histoire de voir si la rumeur les concernant était fondée. Et grand bien nous en a pris. Bon c’est sûr, Munshy ne va pas concurrencer Arch Enemy pour sa violence, même si Faustine ne se prive pas de nous balancer quelques hurlements bien sentis ici et là. Non chez Munshy on préfère s’aventurer dans l’expérimentation, faire s’accoupler du trip-hop (Portishead quand tu nous tiens) avec la nouvelle aciérie américaine (Korn quand… bon d’accord). Si le mélange peut paraître improbable sur le papier, il suffit de se passer le morceau « Nightmares » pour se convaincre de la pertinence de la musique. Entre rage, déchirement et joie, les cinq morceaux de Liberate s’imposent comme une évidence tant le soin apporté aux arrangements et à la composition relève de la minutie innée. Après c’est sûr qu’il faut être un tant soit peu ouvert au mélange culturel pour apprécier la valeur de ce style assez particulier (même s’il souffre peut-être encore trop d’une forte présence des influences). En tout cas, nous attendons la suite des aventures de Munshy avec impatience en nous disant que la scène française nous épate, vraiment, un peu plus de jour en jour. Julien CHAPLET